La procédure de qualification 2026 touche à sa fin. Le secteur de la carrosserie et de la construction automobile accueille à nouveau dans ses rangs des professionnels fraîchement diplômés. Comment se sont déroulés les examens de fin d'apprentissage ? Quelles tendances se dessinent ? Quelle est la suite ? Entretien avec Peter Elsasser, responsable de la formation professionnelle chez carrosserie suisse.
Peter, la procédure de qualification (PQ) touche une fois de plus à sa fin. Quelles impressions as-tu retirées cette année ?
Je suis très satisfait de l’édition 2026. À mon avis, les processus se sont déroulés comme prévu, conformément à mes attentes. Cela n’est toutefois pas le fruit du hasard, car nous pouvons compter sur un personnel compétent dans tous les domaines, tant au sein de notre service de formation professionnelle que sur le « terrain des examens ». J’ai également été favorablement impressionné par les diplômés, qui avaient à cœur de montrer ce qu’ils avaient appris.
Comment évalues-tu la qualité des examens de fin d’apprentissage et des jeunes cette année ?
Il faut ici faire une distinction entre l’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP), d’une durée de deux ans, et le certificat fédéral de capacité (CFC), d’une durée de trois à quatre ans, car les niveaux ne sont naturellement pas comparables. Je peux affirmer que les jeunes qui se sont présentés ont fait bonne impression et ont, pour certains, rendu des travaux remarquables. D’un autre côté, nous essayons de réduire à nouveau légèrement les taux d’échec.
Quelles mesures sont prévues pour augmenter le nombre de diplômes de fin d’apprentissage ?
Un facteur que j’observe ces dernières années est sans aucun doute le manque de volonté des entreprises de former des apprentis, ainsi que la qualité insuffisante de la formation dispensée. Il s’agit toutefois d’une situation qui touche de nombreux secteurs ; à mon avis, il n’existe pas de solution miracle à ce problème.
En tant que service, êtes-vous en contact avec les entreprises du secteur sur la question de la formation ?
Pas directement en tant que service de l’association professionnelle. Ce sont plutôt nos sections et leurs responsables de formation qui entretiennent des échanges directs avec les entreprises dans les régions. Ces acteurs font ensuite part de leurs impressions au sein de nos commissions de formation. Notre service extérieur constitue toutefois un outil précieux pour nous : il est quotidiennement sur le terrain auprès de nos membres, entretient des relations et nous transmet leurs préoccupations.
C’est là qu’interviennent nos commissions de formation, notamment la commission de formation professionnelle ainsi que celle chargée du développement professionnel et de la qualité des métiers. Celles-ci sont également composées de représentants de la branche, qui participent à l’élaboration de la formation professionnelle et apportent une contribution très précieuse.
Un petit aperçu des coulisses : comment dois-je imaginer l’organisation d’une procédure de qualification ? Cela doit être un processus de grande envergure…
Tout à fait, c’est exactement cela. Cela commence au sein de notre service avec les responsables de projet Petra Grieder et Philippe Haussener – un grand merci à eux – et se poursuit tout au long de la préparation des examens. Je parle ici de l’élaboration de base des épreuves, des cycles de correction, des traductions, etc. Lors des examens sur place, toutes les équipes d’experts sont bien sûr mobilisées et accomplissent chaque année un travail remarquable, tout comme Glas Trösch, qui participe à l’approvisionnement en pièces et fournit des vitres latérales, ce qui allège considérablement notre budget. Un grand merci pour cela.
Est-ce que tu pousses un soupir de soulagement chaque fois que le QV, ce grand projet, est terminé ?
Bien sûr, je suis heureux lorsque l’examen de fin d’apprentissage et son organisation se sont une fois de plus déroulés avec succès. Mais chez nous, après le QV, c’est déjà avant le QV. Actuellement, nous nous attelons déjà à la planification de l’examen de fin d’apprentissage de 2027. Combien de pièces faut-il ? Combien y en a-t-il en stock chez les fournisseurs ? À quoi devront ressembler les épreuves ? Autant de questions auxquelles nous devrons bientôt trouver des réponses avec nos groupes de travail respectifs, afin que les délais de livraison ne viennent pas contrecarrer nos plans.