WorldSkills 2026 : en route pour la Chine avec des partenaires de poids


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Dans environ deux mois, les choses sérieuses commenceront. Les WorldSkills 2026 se dérouleront à Shanghai, en Chine, et c’est là que le carrossier-tôlier Gilles Glauser et le carrossier-peintre Davide Manieri entreront en lice. Les deux champions suisses en titre affronteront la jeune élite mondiale pour remporter la médaille d’or des championnats du monde. Outre leurs entraîneurs, ils peuvent également compter sur le soutien de sponsors qui apportent une contribution précieuse à la campagne WorldSkills. Au cours d’un entretien, les deux entraîneurs, Diana Schlup (Gilles, sur la photo ci-dessus) et Pascal Lehmann (Davide), expliquent l’importance du parrainage.

Pourquoi a-t-on besoin de sponsors pour la campagne WorldSkills ?

Pascal : Pour une préparation optimale à l’entraînement, les participants doivent avoir la possibilité de travailler avec les outils et les matériaux qui seront à leur disposition lors des championnats. Ce sont nos sponsors qui mettent tout cela à disposition, ce qui constitue un soutien extrêmement précieux.

Comment établit-on le contact avec ces partenaires de sponsoring ?

Diana : Eh bien, dans notre secteur, on se connaît généralement depuis plusieurs années déjà ; nous sommes en contact permanent avec les fournisseurs et entretenons ainsi des liens étroits avec les responsables. Au final, cela se résume souvent à un simple coup de fil pour discuter du matériel ou des outils dont nous avons besoin à l’entraînement.

Pascal : On peut ajouter que les championnats des métiers en Suisse, SwissSkills, WorldSkills, etc., jouissent déjà d’une certaine notoriété – y compris auprès des fournisseurs. Nous constatons que ceux-ci soutiennent volontiers les campagnes liées aux championnats afin d’offrir à la Suisse les meilleures chances possibles, notamment dans le contexte international de WorldSkills. Nous tenons ici à adresser un grand et chaleureux merci à tous les sponsors des deux métiers, celui de notre carrossier-peintre/carrossière-peintre CFC ainsi que celui de Diana et du participant Gilles, carrossier-tôlier/carrossière-tôlière CFC. Un grand merci revient également au VFCB, l’association pour la promotion des métiers de la carrosserie. La VFCB intervient dans la campagne WorldSkills en tant que partenaire de formation pour ces deux métiers.

Lorsque des sponsors sont impliqués, cela implique également des moyens financiers importants – que ce soit sous forme de contribution directe, d’investissement dans l’outillage ou de ressources en temps, lorsque les sponsors dispensent une formation dans le cadre de l’entraînement. La prise de conscience de ces investissements peut-elle exercer une certaine pression supplémentaire sur les participants ?

Pascal : Je ne pense pas. Bien sûr, tout le monde espère obtenir le meilleur résultat possible. Mais je n’ai pas l’impression que Davide, par exemple, se sente soumis à une pression supplémentaire de la part des sponsors. Et à mon avis, nos sponsors ne sont pas du genre à nous talonner avec un fouet. Ils soutiennent une bonne cause, nous aident à avancer dans notre projet et nous offrent d’énormes possibilités.

Diana : Je partage cet avis. Au contraire, je pense même que cela peut soulager Gilles de la pression lorsqu’il sait qu’une équipe aussi solide le soutient.

Vous êtes tous les deux engagés depuis plusieurs années en tant que coachs auprès des participants aux WorldSkills chez carrosserie suisse. Comment le sponsoring a-t-il évolué ces dernières années ? Les choses se passent-elles différemment qu’auparavant ?

Pascal : Dans l’ensemble, non, en ce qui concerne le parrainage. Je pense plutôt qu’autrefois, lorsque l’événement n’était pas encore géré de manière aussi professionnelle, les participants devaient s’organiser davantage par eux-mêmes – par exemple à l’époque de Clint Kaufmann ou de João Conçalves. À ma connaissance, les WorldSkills ont connu une nouvelle structuration aux alentours de mon titre de champion du monde en 2013 à Leipzig.

Diana : La disponibilité et les prestations des sponsors n’ont pas beaucoup changé. Cependant, depuis deux ans, aux WorldSkills, l’organisateur nous fournit l’outillage. Cela signifie que nous n’apportons pas notre propre outillage sur le lieu de la compétition. Cela peut compliquer un peu les choses, car nous devons nous procurer le matériel nécessaire ici en Suisse pour les entraînements. Des questions se posent alors, par exemple pour savoir si cet outillage est disponible ici.

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